Vous avez dit biodiversité ?

1112008
La biodiversité
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Ici, la biodiversité est très importante. Une rando de quelques heures suffit à découvrir une quinzaine de plantes aux fleurs très différentes. Des fleurs d’une taille parfois impressionnante (plusieurs dizaines de centimètres) et aux couleurs toujours très marquées.

Nous observons des différences entre le nord et le sud du pays. Le nord est assez sec, les plantes sont plus rases, moins touffues.

Dans le sud, il pleut plus souvent, et davantage. Les forêts bordant l’Atlantique sont du type matâ atlantica. Elles sont plus hautes, plus denses, humides et très diversifiées.

Côté faune, il faut vraiment s’enfoncer pour rencontrer de gros animaux. Pour l’instant nous avons juste croisé quelques singes, un caméléon, quelques serpents (tous verts !) et de nombreux oiseaux de toutes les couleurs, aux cris très surprenants.

Comme dit précédemment, dans un autre post de ce blog, la biodiversité sert aussi nos papilles, à travers tous les fruits tropicaux que nous pouvons déguster (banane, papaye, mangue, fruit de la passion, coco…).

 




Qui dit inégalités sociales dit insécurité

1112008

La plupart des voitures ont leurs vitres teintées. Non pas contre le soleil, mais pour se cacher, et ainsi ne pas montrer combien de personnes se trouvent dans le véhicule.

Après 22h, une loi autorise les automobilistes à ne pas s’arrêter aux feux rouges pour éviter les bracages.

A ces mêmes feux, on trouve souvent (à Salvador, Fortaleza) un compteur à rebours indiquant le nombre de secondes restant jusqu’au prochain passage au rouge ou au vert. Celui ci indique aux automobilistes la conduite à adopter pour éviter de s’arrêter au feu. Ralentir, accélérer ? En tout cas, ne pas s’arrêter.
Les riches maisons d’habitation sont encerclées par de grands murs, ou grandes grilles, surmontés de barbelés ou de lignes électrifiées. Les chiens de garde sont courants.

Insécurité au Brésil
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Les vols sont monnaies courantes au Brésil. Chaque brésilien connait plusieurs personnes (Brésilien ou étranger sans distinction) qui ont été braquées, en voiture, dans la rue. Parfois le bracage tourne mal. La solution de sécurité est de tout donner. La vie ne vaut pas une voiture, ou un appareil photo.

Fort heureusement, il ne nous est rien arrivé, jusque là. Nous n’avons que très rarement senti l’insécurité autour de nous, certainement car nous appliquons quelques règles simples qui permettent d’éviter les problèmes majeurs :

- ne pas marcher dans la rue la nuit, surtout dans les grandes villes du nord du Brésil,

- ne jamais aller dans les favelas,

- ne jamais avoir des signes ostentatoires de richesse (appareil photo autour du cou, porte feuille dans la poche arrière du pantalon, bijoux, sacs/vêtements de marque…),

- parler portugais. Pouvoir converser avec les gens est certainement la plus grande sécurité. Les gens qui ne sont pas voleurs (c’est à dire la plupart des brésiliens !) donnent des conseils, des indications pour éviter les quartiers dangereux, c’est donc utile de pouvoir les comprendre. Ensuite, face à une personne qui semble avoir de mauvaises intensions, prendre le temps de discuter, montrer que vous savez parler et comprendre un peu de portugais rend la situation moins stressante pour vous, moins facile pour l’autre.

 

Le Brésil est connu pour être dangereux. D’après notre expérience, oui c’est un pays dangereux, ce n’est pas l’Europe, cependant, il est très facile d’éviter les problèmes, même en voyageant en stop et en logeant chez l’habitant.




Les inégalités sociales, un aspect frappant du Brésil

1112008

Dans la même rue, un garçon d’une quinzaine d’années tire une charette plus haute que lui, pleine d’ordures. Un 4*4 vrombit au feu rouge. Au numéro 100, c’est un immeuble de 20 étages, entouré de barbelés et avec des gardiens à l’entrée, et au numéro 200, ce sont des favelas (bidon-villes) construites avec des matériaux de récupération.

Tel est le cas dans de nombreuses grandes villes du Brésil.

Inégalités sociales
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Quand nous sommes arrivés à Recife, capitale du Pernambuco, au nord est du Brésil, une fois sortis de l’aéroport, nous avons dû longer des favelas. Les gens n’ont rien à leurs pieds, les jeunes sont souvent le torse nu. Certains éventrent des sacs poubelles, certainement trouvés au pied des immeubles riches pour récupérer les déchets qui peuvent avoir de la valeur (métal, certains plastiques, peut être même de la nourriture encore comestible).

Après 30 minutes de marche, au beau milieu de ce quartier pauvre, nous avons trouvé un magasin « Carrefour » ! Lui même entouré de grilles, avec des gardes à l’entrée. A l’intérieur, c’est comme dans les « Carrefour » en France, les mêmes types de produits (des cosmétiques, aux légumes, en passant par l’alimentation pour chat, et les livres ou CD/DVD). Une différence cependant : chaque caisse est munie d’un écran plat où passent les publicités. Ce Carrefour est au milieu d’un quartier où les gens vivent dans des maisons insalubres.

A 100 mètres de là, se trouvent de grandes tours, où s’agglutinent derrière leurs murs infranchissables, les plus riches personnes de la ville. Dans la tour de notre hôte, il y a 2 gardiens qui contrôlent l’identité, un réceptionniste qui nous ouvre l’ascenseur, et sur le toit, une piscine. De cette piscine, nous entendons le brouhaha des favelas, à quelques dizaines de mètres.

Le salaire minimum est d’environ 130 euros, quand le salaire d’un ingénieur débutant approche les 1800 euros. La différence est 7 fois plus marquée qu’en France.

Il est intéressant de noter que malgré les inégalités, malgré la pauvreté dans laquelle certaines personnes vivent, les gens ne tombent pas dans la sinistrose. A travers de nombreuses discussions en stop ou chez l’habitant, nous avons abordé ce thème. Les gens en difficulté prennent leur destin avec beaucoup de sagesse. Ils ne se plaignent pas. Ils vivent avec le sourire.




La générosité brésilienne

1112008

Depuis que nous sommes partis, tout au long de notre périple brésilien, nous ne comptons plus les repas offerts, l’hébergement donné avec une confiance aveugle, les conseils, les petits coups de pouce, les détours faits pour nous conduire à bon port, le prêt d’un téléphone portable pour appeler quelqu’un…

Petite anecdote : arrivés à Belo Horizonte, troisième mégalopole brésilienne, nous n’avons nulle part où dormir. Il est 22h, le camion qui nous a amenés jusque là, s’arrête pour la nuit, et repart tôt le lendemain matin. Nous devons trouver un hébergement. Nous faisons un tour d’horizon, pas de bidonville aux alentours, le quartier a l’air calme et sûr. Il y a même des gens qui marchent dans la rue, de nuit ! Assez rare dans le nord du pays, pour des raisons d’insécurité.

Nous demandons à quelques personnes qui entrent chez elles. La cinquième que nous sollicitons accepte, tout naturellement. Il est 22h30, nous ne nous connaissons pas, nous sommes français, parlons un peu de brésilien, et Junior ce jeune papa de 32 ans nous ouvre la porte de son modeste appartement où vivent 4 personnes.

En plus d’un lit, d’un repas, d’une douche, d’internet, ils nous proposent de laver nos vêtements, ils veulent que nous restions plusieurs jours. Finalement, ce sera une journée entière. Au départ, on a l’impression de quitter des amis.

La générosité
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Plusieurs explications à cela :

- Nous sommes des voyageurs et non des touristes. Nous dépensons beaucoup d’énergie pour voyager au plus près des gens (auto-stop et hébergement chez l’habitant). Nous nous intéressons à la culture locale, aux différences entre les états du Brésil. Les gens aiment discuter de ça.

- Nous sommes membres d’une association qui travaille pour le développement durable (aspect environnemental et social). Notre projet de rencontre des acteurs du développement durable sucite beaucoup d’attention et d’intérêt de la part des personnes déjà sensibilisées à ces préoccupations. « Appelez untel », « envoyez un mail à celui là »,  »je connais quelqu’un qui a un projet de… ». L’effet réseau agit.

- Nous sommes français. Les français jouissent d’une belle image de marque auprès des Brésiliens. Le pays des droits de l’Homme, le pays qui s’est opposé aux Etats Unis pour la guerre en Irak, mais surtout, la France n’a pas l’image du colon en Amérique du Sud. La notoriété des portugais au Brésil est bien différente.

- Nous sommes un couple, et nous sommes jeunes. Cela aide. Les gens avouent avoir davantage confiance.

Dernière anecdote en date : au retour d’une rando à travers le chemin d’Itupava entre Curitiba et Morretes, après plus de 20 km de marche sous la pluie, nous décidons de rejoindre en stop la gare routière pour rentrer à Curitiba. Un jeune homme garé sur le bord de la route en train de discuter, nous voit passer. Il nous propose de nous emmener. Nous sommes trois, avec une amie, et nous montons dans son pick-up, le visage éclaici d’un sourire de soulagement.

Il nous emmenera sur 6 km seulement, mais à l’arrière d’un pick-up et après une longue randonnée sous la pluie, c’est un régal. Sa générosité ne s’arrête pas là. Arrivés à destination, il nous invite à monter chez lui et nous offre un verre et des gateaux. Impossible de refuser. Ensuite, il appelle la gare routière pour connaitre l’horaire du prochain bus, et nous y emmène.

Nous ne lui avons rien apporté, il nous a tout donné.

Notre perception de la générosité et de l’hospitalité change beaucoup au cours de ce voyage Nous sommes parfois impatients de rentrer en France pour pouvoir donner autant à notre tour. Juste pour rendre service.




L’alimentation au Brésil

27102008

Alimentation
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Le Brésil est un pays dont la gastronomie est assez simple, mais très appétissante. Au fur et à mesure de notre progression vers le sud du pays, les spécialités diffèrent.
Le nord du pays (Recife, Fortaleza, Salvador de Bahia) se spécialise dans la viande de porc ou de bœuf séchée, salée, cuisinée avec des pommes de terre, du riz, des haricots rouges. En allant vers le sud (Belo Horizonte), le poulet apparait, ainsi que des petits pains au fromage appelés « pão de queijo ».

Nous découvrons les salgados (chaussons frits de poulet, fromage ou de viande de boeuf) qui se mangent dans les lanchonetes (équivalent de nos bar-brasseries) pour moins d’1 euro pièce, ainsi que les churrascos (différentes viandes cuites à la broche et buffet de légumes, accompagnements divers, ou desserts) disponibles à volonté dans les churrascarias, pour 7-8 euros. Un régal.

Dans la plupart des autres restaurants, la nourriture se paie au kilo (entre 3 et 6 euros du kilo).

Chez l’habitant, le rituel du repas est très différent du nôtre. Tous les plats sont servis ensemble sur la table et chacun se sert. Il n’y a pas de dessert. De plus, les brésiliens mangent partout : dans la rue, dans les magasins, d’ailleurs au centre des grands supermarchés, on trouve généralement des tables pour grignoter quelques petits salgados ou confiseries.

En ce qui concerne les boissons, la cachaça est beaucoup consommée, c’est un rhum blanc brésilien fait à base de la canne à sucre. Avec cet alcool, une fois mélangé à du jus de citron vert et du sucre de canne, on fait les fameuses caipirinhas. Très bonnes quand la dose d’alcool est bien gérée. Et dans les boissons sans alcool, les jus de fruits frais sont excellents, à condition de les commander sans sucre (les brésiliens sucrent abondamment toutes les préparations déjà naturellement sucrées).

Les fruits sont tout simplement excellents ici. Ils sont produits et consommés sur place, ainsi ils ne souffrent pas du transport. Les ananas, les bananes, les fruits de la passion, les mangues, etc. n’ont pas le même goût que ceux que nous connaissons. Les « agua de coco » fraiches ou les jus de « coco verde » sont très rafraichissants, ainsi que les jus de canne à sucre au citron.

Finalement, les français sont très reconnus pour leur gastronomie et en sont très fiers, mais nous avons trouvé au Brésil de très bons plats, aux rapports qualité/prix, et quantité/prix imbattables.

Autre particularité. Si notre gastronomie française est plus travaillée, plus rafinée, elle reste compliquée. Qui peut se venter de savoir cuisiner un vrai cassoulet, une bonne choucroute maison, une boullabaisse, ou encore plus simple, des croissants ? Au Brésil, la gastronomie est certainement plus simple et justement ça permet à toutes les familles de pouvoir y goûter tous les jours. Pas d’élitisme. Juste des papilles heureuses au quotidien.




Un mois déjà !

27102008

Nous sommes partis depuis maintenant un mois, le 21 Septembre 2008. Après avoir traversé la France, puis l’Espagne et ensuite le Portugal en auto-stop, nous avons décollé à Lisbonne, direction le Brésil, et plus précisément, Recife, le 25 Septembre 2008.

Lisbonne
Album : Lisbonne
Passage à Lisbonne où nous prenons l'avion le 25 Septembre 2008
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Quelques jours à Recife, puis Fortaleza où nous avons rencontré les premiers acteurs du développement durable, pour nos premiers reportages. Passage rapide à Salvador de Bahia, puis premier départ en auto-stop, direction Belo Horizonte, Rio de Janeiro, Sao Paulo.

Les premières villes brésiliennes
Album : Les premières villes brésiliennes

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Les villes s’enchainent avec de nouvelles rencontres de personnalités agissant pour le développement durable, pour la protection de l’environnement. Nous cumulons aussi de nouvelles rencontres qui nous montrent à quel point le Brésil est un pays accueillant, agréable, et pourtant si dangereux.

Nous sommes actuellement à Curitiba, reconnue comme étant une ville « écologique ». Nous sommes ici pour nous intéresser à la politique environnementale de cette agglomération. Affaire à suivre…







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