Noël à La Paz, mythes et coutumes

12012009

Nous avons donc passé Noël à La Paz, entourés de nos deux hôtes Couch Surfers, et de deux colombiens Couch Surfers de passage.

Le repas de Noël est simple :

Un plat unique.

Un sapin illuminé.

Beaucoup d’alcool en passant par le vin, le champagne (produit en Argentine !) jusqu’à l’alcool de coca. Il ne faudra pas oublier d’en faire profiter la Pacha Mama (la Terre Mère) en renversant quelques gouttes de chaque verre par terre, car ici, c’est la coutume.

Pas de dessert (grosse déception !).

Au lit à 3h du matin, le sapin toujours illuminé, seule différence : les tâches de boisson à son pied pour la Pacha Mama…

Après la Pacha Mama, on retrouve aussi, pour les coutumes étranges, les foetus de lama, présents en quantité dans le quartier de la sorcellerie. Pour l’histoire, chaque personne qui fait construire une maison ou un édifice doit enterrer 4 foetus de lama, aux 4 coins de la construction qui ne sera entamée qu’après cet acte. Je vous laisse imaginer la tête qu’a fait l’ambassadeur américain lorsqu’il a appris que, pour son ambassade, il devait acheter lui-même et enterrer 4 foetus de lama tout en y ajoutant de le bière, des amulettes…

La Paz, mythes et coutumes
Album : La Paz, mythes et coutumes

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Certains disent que pour la construction de ponts ou certains édifices de grande taille, ce seraient des sacrifices humains qui auraient été faits, et qui se feraient peut-être même encore ! Mythe ou réalité ?

 

 




Noël en Amérique du Sud

26122008

Noël, le Père Noël, les rennes qui tirent un traîneau, les petites maisons avec une cheminée qui fume, la neige qui tombe, les cadeaux,…voilà tout ce qui fait Noël, pour nous, européens, habitants de l’hémisphère Nord…

Copier, coller… Voilà Noël en Amérique du Sud ! Du coton pour la neige, des arbres de Noël en plastique,…on est en plein été, il fait 30°C, la plupart des gens n’ont jamais vu la neige, les sapins n’existent pas… mais le Père Noël viendra déposer les cadeaux, au pied du sapin…

Noël en Amérique du Sud
Album : Noël en Amérique du Sud

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Avoir des repères, enfin

26122008

A La Paz, capitale de la Bolivie, capitale la plus haute du monde, aux environs de 4000 m d’altitude, nous arrivons.

Nous bouclons ainsi 3 mois de voyage, de rencontres, de découvertes, de surprises, d’aventures, 3 mois de vie intense.

Après 15000 km, une quarantaine de rencontres d’entreprises, d’associations, de collectivités, nous allons boucler 15 articles, sur les thèmes divers et variés de la gestion de l’eau, de l’énergie, de la construction, de l’éducation, des ressources agricoles, du tourisme, etc.

Le rythme jusqu’ici a été assez accéléré, nous restons en moyenne 3 ou 4 jours par endroit, nous voyageons, 2 jours, puis de nouveau 3-4 jours. Pertes des repères, nuits et repas peu réguliers, nombreuses incompréhensions dues au décalage culturel ou aux quiproquos en portugais, ou en espagnol, de quoi bien s’occuper.

Des paysages plein la vue.

Diversité de paysages
Album : Diversité de paysages

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Ainsi nous arrivons à La Paz, plutôt fatigués physiquement, et moralement. Nous nous sentons comme un filtre à café qui reçoit toujours plus d’eau, et qui n’a pas le temps de filtrer. Ces quelques jours à La Paz vont nous permettre de digérer toutes les choses vues, entendues, goûtées jusqu’ici.

Nous nous recréons des repères :

- dans le temps (lever quotidien plus régulier, coucher identique…),

- dans l’espace (un cyber café avec une bonne connexion où nous pouvons travailler nos reportages, donner des nouvelles, un petit resto où nous allons le midi prendre un repas à 1,1 €…),

- avec les gens (le serveur du resto, le gamin du magasin où nous faisons nos courses…) qui reconnaissent nos têtes. Nous n’avons pas nos sacs à dos avec nous. Ils nous considèrent comme des locaux presque.

C’est peut être ça le repos ? Dormir, bien s’alimenter et… avoir des repères.

Avoir des repères
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L’argent et la Bolivie

26122008

La Bolivie, l’Amérique du Sud comme on l’imagine…les routes de terre, les habits colorés, les visages marqués, la pauvreté…

Des dizaines de mamans mendient dans la rue, leurs enfants dans les bras ou assis à côté d’elles sur le trottoir, d’autres tentent de vendre désespérément un savon ou un rouleau de scotch, des enfants de 10 ans travaillent déjà durs dans le magasin du coin…il n’y a pas de petite monnaie !

 

Les touristes sont les premières proies : dans les magasins, on nous accorde un « prix touristes », plus du double du prix normal, dans les restaurants, le menu du jour est plus cher, dans les bus, la monnaie n’est pas rendue (« ce con de touriste, il n’a même pas vu qu’il m’a donné 3 au lieu de 2 »)…

Et pourtant, déjà le deuxième jour, on est connu, au restaurant, on ne paie plus que 11 au lieu de 14…


 




Leçon d’humilité

26122008

Pas d’essence dans une région entière, immobilisés pendant plusieurs heures, il faut en trouver par la contrebande en la payant le double ; il fait froid ; pas de route asphaltée, beaucoup de secousses, une passagère vomis dans un sac sans rien dire ; coupure d’électricité ; la nourriture est servie dans des endroits peu salubres ; pas d’enveloppes à la poste ; de la poussière, de la poussière sur la route, dans la voiture, difficile de respirer ; pour certains, pas de jours de repos, travail tous les jours, même dimanche et jour de noël ; des enfants de moins de 10 ans travaillent dans des magasins, vendent des fruits dans la rue ; il y a de l’insécurité ; le pain n’est pas du jour ; coupure d’eau à cause de l’orage ; pas de place pour les jambes dans la voiture…

Un homme travaille en tant que balayeur dans la rue. Nous le voyons de loin avec son uniforme. Armé de son balai, il parait gauche, les gens s’écartent autour de lui sans vraiment prêter attention, il fait beaucoup de mouvements, il sautille dans tous les sens. Pourquoi… On s’approche… Il n’a plus qu’une seule jambe. Il balaie les trottoirs. Son balai le fait tenir debout, son balai lui permet de vivre.

Personne ne se plaint, les gens n’ont pas le sourire pour autant, mais personne ne se plaint.

Et deux français au milieu de tout ça ? Leçon d’humilité…




Arrivée en Bolivie, couleurs au rendez vous

26122008

Nous arrivons en Bolivie en soirée, amenés par un poids lourd argentin qui nous dépose au poste de frontière. Traversée de la ligne fatidique sans encombre, changement de monde.

Le cliché des mamans portant leurs enfants dans leur dos enrobés par de magnifiques draps aux couleurs vives, le cliché de la pauvreté, du manque de moyen pour beaucoup de choses. Tout est bien là.

Nous trouvons l’hébergement chez une vieille dame très agréable, partage d’un maté et de quelques bananes. Son accent est très fort, c’est difficile de la comprendre.

Arrivée en Bolivie
Album : Arrivée en Bolivie

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Il n’y a pas de route asphaltée, pas de trottoir, les constructions sont pour la plupart en terre crue surmontées d’un toit de paille ou de tôle. Pas d’isolation bien sûr, les pulls, les couvertures sont là. Au loin, les villages se fondent dans le paysage. Empreinte écologique des constructions, minimale.

En bus, pour arriver à temps au lieu de rendez vous de notre prochain reportage, il nous faudra 14h pour faire 500 km. Des chemins de terre défoncés sinuant entre les montagnes et les plaines de l’altiplano bolivien. On flirt avec les 4000 km et avec les ravins. Les bus roulent à toute allure sur des routes défoncées. Parfois il n’y a pas de route, alors on roule dans le lit asséché de la rivière. La respiration est un peu plus difficile. Nous aurons la chance de traverser le Salar d’Uyuni, plus grand salar du monde de nuit à l’aller, puis de jour au retour. Qui veut du sel ?

 

Salar dUyuni
Album : Salar d'Uyuni

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Coup de pouce en Bolivie

23122008

Des milliers de minibus Hyundai Hiace forment une marée de transport en commun, hurlant, klaxonnant, manquant de se heurter au millimètre et à toute allure. Un binôme gère chacun de ces minibus. El cobrador, placé à l’entrée de la portière arrière coulissante, tente de faire passer sa voix par-dessus celle de ses concurrents pour indiquer la destination visée par son véhicule :

- A San Martín, a San Martín, a San Martín!

À l’affût du moindre passager potentiel, il tape sur la carrosserie pour que son collègue chauffeur s’arrête, quelque soit la vitesse ou la position sur la route. Priorité au client. Celui qui a hoché la tête, levé la main, au loin dans la foule. Il monte, tandis que le chauffeur relance le minibus, le cobrador se perche sur le marchepied en continuant de vociférer :

- A San Martín, a San Martín, a San Martín!

Admirable coordination entre eux.







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