Viandards argentins

28112008

En Argentine, on ne fait pas que boire du maté, on mange aussi beaucoup, et surtout de la viande. De la viande de boeuf essentiellement qui ne coute pas cher (environ 3 fois moins cher qu’en France).

En saucisse, en steak, en filet, hachée, elle se mange dans les parillas (prononcer parichas), restaurants spécialisés pour la viande. On la trouve accompagnée de légumes variés, peu de surprise par rapport à la France. Les argentins mangent quotidiennement d’autres viandes comme le poulet, le porc, et plus irrégulièrement le canard, ou du gibier comme l’iguanaco qui vit dans les plaines de Patagonie, ou le canard…

Il sont pourtant surpris d’apprendre que nous français mangeons des escargots, des cuisses de grenouilles, et surtout, du cheval. « Assassin ! », nous a crié l’un d’entre eux.

On retrouve toujours autant de « dulce de leche », une confiture de lait omniprésente au Paraguay, le sud du Brésil et l’Argentine.

Et on mange, encore et encore...
Album : Et on mange, encore et encore...

7 images
Voir l'album



Les locaux sont le meilleur guide de voyage

28112008

Notre carte de l’Argentine est couverte de région entourée, de villes soulignées, de noms de villages pittoresques à visiter, ajoutés au fur et à mesure du voyage et des rencontres.

Les gens nous parlent des plus beaux coins à visiter. C’est ainsi que nous avons changé notre itinéraire parfois de plusieurs centaines de km pour passer dans des endroits plus jolis, plus étonnants.

Guide à la maison
Album : Guide à la maison

9 images
Voir l'album

Nous avons été emmenés par une personne en stop qui est guide touristique dans toute la Patagonie, de cette façon nous avons pu apprendre beaucoup sur les mythes, les traditions, l´histoire de l’Argentine, empreintes de nombreuses cultures différentes (espagnole, italienne ou encore allemande). L’une de ces coutumes a marqué les routards que nous sommes. Sur la route, régulièrement tous les 200-250 km, on peut trouver au milieu de nulle part, autour d’un rassemblement de drapeaux rouges, des offrandes faites à un personnage appelé Gauchito Gil. Ce personnage est issu d’une légende selon laquelle il s’est occupé de la famille d’un routier pendant que celui ci travaillait, à parcourir les routes du cône Sud. C’est pourquoi, régulièrement les routiers, mais aussi les voyageurs, s’arrêtent pour déposer toute sorte de choses : de l’eau à des crucifix, en passant par des paires de chaussures usagées ou encore de la nourriture. Tout s’entasse là en l’honneur de ce personnage.

 

De manière plus génerale, vivre avec les gens et discuter toute la journée avec eux nous permet d’apprendre beaucoup sur la culture et sur ce qui est vraiment commun ou non.
Nous collectionnons les photos prises avec nos hôtes, comme avec les personnes qui nous emmènent en stop.

Guide en stop
Album : Guide en stop

7 images
Voir l'album

 




L’autostop en Argentine, aventures sur aventures

28112008

Nous avons fait un crochet de 1000 km vers le Sud, pour visiter des points immanquables de l’Argentine : la péninsule Valdés et la région de Bariloche dans les Andes. Au cours de ce détour d’une semaine, nous avons vécu d’innombrables petites aventures, anecdotes qui donnent le sourire au voyageur.

Cette région que nous traversons s’appelle la Patagonie, elle est connue pour sa diversité de paysages, son immensité, et sa faible densité de population. Toute la région Est est plate, couverte d’une végétation rase et diversifiée. A l’Ouest, ce sont les Andes qui matérialisent la frontière avec le Chili.

 

Au sortir de Las Grutas, un village oú nous sommes allé voir des piscines naturelles creusées dans la roche par la marée, nous devons rejoindre 7km plus loin, la route 3, unique route descendant vers le Sud. Quelques véhicules passent, auncun ne s’arrête. Nous marchons. Sous le soleil brûlant, le vent est très chaud. Il nous faut 2 heures pour faire ces 7 km sur une route toute droite, sans ombres, sans rien, avec des cadavres de chiens morts, sur le bord de la route, un vrai désert. Nous arrivons enfin à l’intersection, couverts de coups de soleil, avec presque plus d’eau. Sur les 6 L que nous avions au sortir de Las Grutas, il nous reste seulement 50 cL. Trop peu pour attendre 1h peut être 2h qu’un véhicule s’arrête pour nous.

Aventures de stoppeur
Album : Aventures de stoppeur

8 images
Voir l'album

Ainsi nous utilisons notre pouce pour autre chose que pour faire du stop. A chaque voiture, camoin qui passe (une dizaine par heure), nous faisons signe, pouce vers le bas en direction de la bouche, que nous avons besoin d’eau ! Au bout d’une demie heure, un 4*4 s’arrête, malheureusement, il va à Las Grutas et donc ne pourra pas nous emmener, seulement à la place de nous offrir de l’eau, nous nous retrouvons avec des cerises toutes fraichement sortie de la glacière sur la banquette arrière ! En pleine Patagonie, région désertique, avec une station essence tous les 80 ou 100 km, nous mangeons des cerises, source inespérée de fraicheur et de sucre.

Quelques coups de soleil plus tard, une voiture qui va dans la direction opposée à la nôtre, nous donne de l’eau et nous propose de nous emmener à la station service qui se trouve 5 km en arrière. On n’a jamais autant apprécié l’ombre et le coca froid de cette station.

A cet endroit en attendant, on rencontre un motard espagnol qui fait le tour de l’Amérique, à la Che Guevara. Sympa, une discussion entre voyageurs comme beaucoup d’autres.

Nous finirons par arriver à destination à Puerto Madryn, chez nos hôtes. Nous sommes couverts de coups de soleil, le sable emporté par le vent à longueur de journée colle sur les restes de crème solaire et dans les cheveux, nous sommes à court d’énergie, d’eau, mais avec une foi incroyable en notre moyen de locomotion, qui tôt ou tard fonctionne toujours !

Le lendemain, alors que nous venons de nous faire déposer sur la route en direction de la Péninsule Valdés, nous attendons LE véhicule qui nous emmènera. Dans les quelques minutes seulement que nous attendons à cet endroit malgré le faible traffic, nous aurons suffisament de temps pour bavarder et prendre une photo avec le motard espagnol rencontré la veille 300 km plus au Nord… Le monde est petit, et rencontrer 2 fois une même personne, sans se donner rendez vous, dans une telle immensité parait irréel.

L’émotion passée, un restaurateur de la péninsule nous emmène, il parle français. Travaillant sur la péninsule, il nous fait passer sans payer l’entrée pour les touristes… Vive le stop.

Une moto, un pick up
Album : Une moto, un pick up

13 images
Voir l'album

2 jours plus tard, nous sommes sur la route 25, direction l’Ouest de l’Argentine, vers les Andes. Route déserte, 4 véhicules par heure, toujours le même soleil, moins de vent, toujours la même confiance en nous - elle est nécessaire. Nous sommes pris par un pick-up qui va 100 km plus loin jusqu’à la prochaine station essence. Dans la discussion nous découvrons qu’il va en fait beaucoup plus loin, jusqu’au Andes, 500 km plus loin, tout comme nous donc.

Le trajet est long, le paysage plat. Nous doublons 2 cyclistes. Notre conducteur propose de s’arrêter pour aller bavarder avec eux. Ils sont allemands et fatigués. Comme les lignes droites de la Patagonie et son vent ne font pas bon ménage avec le moral des cyclistes, on finit par les emmener avec nous ! Un pick-up, deux vélos à l’arrière, son conducteur argentin, deux stoppeurs français, deux cyclistes-stoppeurs allemands, et le maté s’en vont ensemble pour les Andes.

 

Une arche de Noé au milieu de nulle part, un ilôt de bonne humeur et de récit d’aventure poursuivant le soleil vert l’ouest.




Les petits et grands problèmes de Buenos Aires, capitale argentine

26112008

Buenos Aires a ses quartiers aussi propres et économiquement développés qu’au centre de Paris. Elle a également des quartiers plus pauvres, plus sales, réputés pour être plus dangereux, bien que rien à voir avec le Brésil.

Buenos Aires
Album : Buenos Aires

7 images
Voir l'album

Si cette ville, nous surprend par sa beauté, ses espaces verts, ses rues rectilignes, nous nous apercevons rapidement qu’une guerre s’y déroule. Celle de la petite monnaie. Explications.

Le réseau de bus est très développé dans la capitale. Plusieurs dizaines de compagnies privées se partagent d’innombrables lignes desservant la ville entière. Tous ces bus fonctionnent bien, on les trouve facilement, et leur cheminement est assez explicite sur les différents panneaux et guides appropriés. Tout parait très bien, seulement pour emprunter ces bus, il faut payer son ticket à bord avec de la monnaie et seulement de la monnaie. C’est ainsi que tous les petits commerces, locutorios (lieu où on trouve internet, et des lignes téléphones à l’international), sont estampillés d’un autocollant « NO HAY CAMBIO, Abonar con monedas ». On vous aura prévenu…

Les gens sont persuadés qu’il n’y a pas de monnaie alors tous la garde avec eux. Après avoir découvert, qu’effectivement ces machines avaleuses de la précieuse monnaie ne prennent pas les billets, nous nous sommes pris au jeu. Nous avons maintenant 5 ou 6 pesos en monnaie pour payer le bus (0.90 peso par voyage par personne, soit 0.22 €).

Il y aurait un marché noir de la monnaie, à tel point qu’il serait possible d’acheter 100 pesos en monnaie pour 150 pesos en billets…

Bien entendu il serait naïf de s’arrêter à ces observations, Buenos Aires comme le reste de l’Argentine a d’autres problèmes que ça. Elle souffre encore de « la crise », la crise économique de 2001, qui couplée à la crise économique des USA se répendant dans le monde entier, entraine une baisse de la consommation, en même temps qu’une inflation assez remarquable.

Pour des européens en voyage, le coût de la vie reste très abordable, surtout question de la viande de boeuf, qu’on peut déguster dans les parillas, restaurant typique argentin, où la viande est reine.

Le thème des enfants disparus lors du régime dictatorial (1976-1983), enlevés aux opposants au régime pour être placés dans des familles de militaire est à la fois un peu tabou, même si de nombreux films (difficile à regarder) sont dédiés à cette page noire de l’histoire du pays.

 

 




Viajar a dedo en Argentina

26112008

1000 km de stop à travers la Pampa nous séparent de Buenos Aires, depuis la frontière avec le Paraguay. Le trajet se fera en 2 jours et 7-8 véhicules (l’éternelle alliance pick up, voitures, camions, cars) dont 900 km avec le même camionneur que des policiers argentins ont arrêté pour nous. Malgré leur mauvaise réputation liée à la corruption très présente et leur amabilité dissimulée, les policiers sur lesquels nous sommes tombés se sont montrés très coopératifs. Ils tenaient un barrage routier, comme on en trouve tous les 250 km en Argentine. Ainsi, après leur avoir demandé s’ils pouvaient nous aider pour trouver un véhicule, les 5 policiers ont fait de l’excès de zelle en arrêtant tous les véhicules pour leur demander leur destination pendant qu’on discutait de voyage avec leur chef… Ca a du bon de voyager.

Viajar a dedo en Argentina
Album : Viajar a dedo en Argentina

6 images
Voir l'album

Finalement c’est un poids lourd Brésilien qui nous prendra, après seulement quelques minutes de barrage policier intensif. Trajet direct pour Buenos Aires. Le chef nous salue en nous lançant un « bon voyage » dans un français approximatif.

Notre ami brésilien ne dérogera pas à la loi de l’hospitalité époustoufflante de sa nation. Même en dehors des frontières, les repas nous sont offerts, on n’a même pas le droit de faire la vaisselle. Fique a vontade! (à traduire par : faites comme chez vous, mettez vous à l’aise, sers toi dans le frigo, et tout le reste !) Toujours aussi impressionnant.

Ce sera avec ce poids lourd que nous vivrons notre première crevaison. Petit cours de mécanique de camion, et ça repart. Il nous déposera en plein centre de Buenos Aires.

 







la vie de saisonnier |
madeinthaiklo |
babytraveltour |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mundus Antiquitatis
| 2008: Sur les chemins du su...
| Ben & Marion's Australi...