En phase avec la réalité 2/2

14 06 2009

Pendant ce voyage d’Edmonton à Chicago, j’ai été pris par 18 véhicules et j’ai rencontré et discuté avec 25 personnes en parcourant 3000 km en 3 jours. Un record personnel battu puisqu’en une seule de ces journées, j’ai parcouru 1450 km en stop.

Traversée dOuest en Est de lAmérique
Album : Traversée d'Ouest en Est de l'Amérique

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Cet avion qui aurait pu m’emmener pour ce même trajet a émis 600 kg de CO2 par passager. C’est un vol commercial mis en place pour les voyageurs. Plus il y a de voyageurs, plus il faut d’avions, et donc plus il y a de CO2 relâché dans l’atmosphère.
De mon côté, avec le pouce levé, j’occupe un siège dans un véhicule qui émet aussi du CO2. Pour le même trajet Edmonton-Chicago, par personne, il en émet 150 kg de CO2 également. La différence, est que, avec ou sans moi, le véhicule fait le trajet. Sans moi, ou plutôt sans les touristes qui le remplissent, l’avion ne fait pas le trajet, il ne relâche donc pas de CO2 dans l’atmosphère.
C’est dommage, en prenant cet avion, j’aurai pu économiser 2 jours. J’aurai donc pu visiter plus d’endroits, rencontrer plus de projets, interviewer plus de personnes, apprendre plus de choses. J’aurai été plus performant, plus efficace pour le projet EcoAmerica, plus rentable… plus, plus, plus… Certes.

Seulement, j’aurai aussi relâché du CO2 dans l’atmosphère. Et puis, je n’aurai rencontré que vaguement mon voisin de siège, une hôtesse, un steward pendant le vol. C’est tout. Je continuerai à penser que les Américains sont cons…
Le monde a des limites, nous avons des limites.

On peut voir cela d’une façon pessimiste, contraignante.
On peut aussi considérer ces limites comme une opportunité de changer notre regard sur le monde et les gens qui nous entourent. Considérer et respecter ces limites est une opportunité pour l’humanité de grandir, d’évoluer, de régler des problèmes qu’elle traine depuis des milliers d’années.

En se remettant en phase avec la réalité, les problèmes et les solutions nous sautent aux yeux.

En ne prenant pas cet avion, j’ai perdu l’opportunité de rencontrer peut-être 2 ou 3 autres projets intéressants. Cependant, en ne prenant pas cet avion, j’ai suivi mes limites physiologiques, et les limites physiques de la planète. En ne prenant pas cet avion, j’ai dû trouver une solution alternative : le stop. Via le stop, je me suis aperçu que rencontrer les autres peut être une solution à nos problèmes sociaux, environnementaux et même économiques.


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