En narguant l’horloge

27042009

Espérance de vie humaine, entre 40 et 85 ans. Espérance de vie de certains arbres que nous plantons, plusieurs milliers d’années. Espérance de vie de pierres que nous déposons… Inconnue.  Au Mexique, près de la ville d’Oaxaca, je passe dire bonjour à l’Arbre de Tule. Arbre avec un grand « A », car ce petit bout de bois de 640 tonnes a fêté son 2000ème anniversaire, il y a quelques années ou dizaines d’années. Qui sait ? 

Allumettes en puissance
Album : Allumettes en puissance

4 images
Voir l'album

Toujours au Mexique, toujours près d’Oaxaca, je visite les ruines du Monte Alban. Des ruines Zapotèques, un peuple venu d’Amérique centrale dont la période de prospérité se trouve environ autour de 500 ans av. JC. Qui sait ? 

Tas de pierres
Album : Tas de pierres

14 images
Voir l'album

C’est parfois surprenant de se rendre compte son insignifiance… 

 




On goûte de tout !

27042009

On ne voyage pas que pour prendre des photos. On ne part pas sur la route seulement pour prendre l’air. On ne dort pas chez l’habitant que pour réduire son budget… 

Parfois pour ne pas offenser ses hôtes, parfois par simple curiosité, on goûte les spécialités locales. 

Aïe Caramba!
Album : Aïe Caramba!

4 images
Voir l'album

Au Mexique, plus qu’ailleurs, si on veut du dépaysement dans la nourriture locale, on va en en avoir ! Entre piments forts à faire pleurer et insectes croquants, la faim d’aventures culinaires est rassasiée… 

Chapolines, pattes ou corps ?
Album : Chapolines, pattes ou corps ?

5 images
Voir l'album

Image de prévisualisation YouTube

Buen provecho…!Bon appétit, bien sûr !




Une nuit au poste

27042009

Il y a des jours comme ça on ne comprend pas ce qui se passe. C’est comme un coup monté, une blague, on nous filme. Il y a des jours comme ça où on finit au poste de police. 

Tout cela a commencé un beau matin sur la route avec Guillaume, un ami de Toulouse. Nous nous sommes retrouvés au Guatemala, plus ou moins par hasard. Basés à Antigua où nous passons la semaine sainte en compagnie d’autres couchsurfers, nous nous sauvons 2 jours pour aller voir l’un des plus beau lacs d’Amérique Centrale, le lac Atitlan. Prisonnier des chaines de volcans l’entourant, ce lac attire bon nombre de touristes et de voyageurs. 

A la fraîcheur de l’aube, le sac allégé pour la virée, le pouce en l’air pour avancer, la route nous emporte. 

L’un des véhicules qui va nous emmener sur ce trajet de presque 3h est une voiture de police. Un pick-up plus exactement, qui escorte un supérieur pour une réunion. Par chance, ils s’approchent du lac Atitlan, et nous déposent donc à quelques kilomètres seulement de notre cible.  Dans la voiture, au milieu de la discussion : 

-         « Vous savez s’il est possible de traverser le lac ? » 

-         « Oui, il y a des barques. C’est 10 dollars par personnes. Ils desservent les 2 ou 3 principales petites villes de l’autre côté du lac. » 

-         « Ok, il n’y aurait pas une solution plus économique ? Nous voyageons en stop, notamment car nous n’avons pas de budget pour les transports… » 

-         « Si, nos collègues là bas, ils ont une barque qui leur sert à patrouiller sur le lac. En ce moment en pleine semaine sainte, ils patrouillent tous les jours. S’ils ne sont pas encore partis, vous pouvez leur demander. » 

Un dernier lift et nous arrivons au lac. Grandiose ! Un paysage de carte postale. Nous discutons l’espace du dernier trajet avec un homme qui est dans le pick-up avec nous. Il vient vendre une partie de sa récolte de bananes au marché de Panajachel au bord du lac. Lui aussi se déplace en stop.  Panajachel, tout le monde descend. Nous cherchons le commissariat pour demander à tout hasard. Le voilà ! 

-         « Nous voyageons en stop, réalisons des reportages sur l’environnement, le développement durable, et nous souhaiterions traverser le lac. D’après vos collègues qui nous ont déposés, il parait que vous patrouillez tous les jours en ce moment. » 

-         « Vos papiers ! », nous lance, peu confiant, le collègue de notre interlocutrice… 

-         « Mais non laisse, José, ils sont journalistes. Et Français, en plus ! » 

Nous ré-expliquons la situation, montrons la carte du parcours déjà réalisés jusqu’ici, certains des reportages rédigés sur le chemin, au Brésil, au Chili, etc. Ça y est la confiance est gagnée… 

-         « Veuillez patienter s’il vous plaît. », nous sourit la policière, les yeux pétillants de voir un peu d’animation.

2 minutes. 

-         « Mon collègue peut vous déposer, vous voulez aller où ? » 

-         « A mais vous n’allez pas patrouiller ? » 

-         « Non, mais on peut vous déposer dans une des villes du bord du lac, vous voulez allez où ? » 

10 minutes. 

-         « Bonjour Messieurs, on m’a donné l’ordre de vous déposer quelque part sur le lac, si vous voulez bien me suivre » 

Grand étonnement et joie contenue. Nous embarquons dans le bateau de la police, à quai à côté des barques pour touristes. Regards croisés. Sourire malicieux d’une part, interrogation et jalousie de l’autre. 

-         « Vamos! », lance le policier en larguant les amarres. La traversée du lac durera une vingtaine de minutes. On se relaie avec Guillaume entre l’avant pour faire contrepoids, et l’arrière pour conduire le bateau. Les deux policiers qui nous accompagnent sont sympas, ils nous parlent de leur travail, de leurs activités au quotidien… Une planque, une vraie. 

Bonne escorte en bateau stop
Album : Bonne escorte en bateau stop

7 images
Voir l'album

Nous voici à Santiago de Atitlan, de l’autre côté du lac. On apponte. 

-         « Merci beaucoup pour votre aide ! » 

-         « Si jamais vous avez besoin de quoique ce soit, demandez à nos collègues de la police de Santiago ! Que le vaya bien… »  Au programme, visite de la ville, et rando. Nous escaladons le Cerro de Oro à quelques kilomètres de là. En forme d’éléphant, ce petit volcan offre des pentes ardues qu’on grimpe par un sentier très sinueux. Nous ne prendrons pas le sentier. 

-         « Regarde, d’ici jusqu’au sommet, il y a une bonne pente, mais ça doit être jouable de monter tout droit. On le tente ? », lance Guillaume 1.

-         « Je te suis. », assure Guillaume 2. 

Les deux Guillaume s’élancent à travers les champs de mais, les parcelles abandonnées, la poussière, les roches qui dévalent sous nos pieds. Un par un, les mètres défilent sous nos pieds.  Le sommet. Jolie vue sur le lac Atitlan. 

-         « En haut de cet arbre, on doit voir plus loin encore non ? », imagine Guillaume 2.

-         « Je te suis. », répond Guillaume 1.

Hors piste
Album : Hors piste

9 images
Voir l'album

Nous rencontrons deux guatémaltèques randonneurs. Bref échange qui se conclura par un ramassage collectif des déchets qui trainent en haut du mont. 1, puis 2, 3, 4 sacs poubelles remplis de déchets. On n’en finit pas. C’est le temps de la redescente. Par le sentier cette fois. Puis retour à Santiago de Atitlan en stop. 

Il est 18h30. Nous allons voir la police pour savoir si ils n’ont pas prévu de sortir avec la barque en direction de Panajachel. On ne sait jamais… 

-         « A cette heure ci on ne sort plus. Attendez, on va voir ce qu’on peut faire. » 

10 minutes. 

-         « Vous allez où ? » 

-         « A Panajachel, on y était ce matin, on doit reprendre la route demain matin de là bas direction Antigua. » 

10 minutes. 

-         « Venez une voiture vous attend. » 

-          « ?? » 

Après avoir obtenu une nouvelle autorisation de supérieurs, on nous propose une voiture de police avec la troupe de policiers qui va avec, armés jusqu’aux dents. 

-         « Buenas noches, installez vous, non non laissez, nos collègues vont monter dans la benne du pick up. Vous pouvez vous asseoir ici, à l’intérieur. Alors comme ça vous êtes français ?» 

Encore un bon moment, les policiers sont sympas, curieux. Nous leur parlons du ramassage de déchet que nous venons d’effectuer. Ca leur parle un peu. La voiture s’arrête. 

-         « Nous sommes déjà arrivés à Panajachel ? » 

-         «  Non, non c’est une autre patrouille qui va vous emmener, jusqu’à la prochaine ville. Nous on retourne à Santiago. On ne sort pas de notre circonscription. » 

-         « ??… (Deux voitures ? Ils font les choses bien !) Muchisimas gracias, que estén bien »  Rebelotte. Bons moments, la nuit tombe. On s’arrête. 

-         « ??… Une troisième voiture ? » 

-         « Si señores ! Et encore nous on ne vous emmène pas jusqu’au bout, il y a un autre véhicule qui va vous déposer à Panajachel » 

Journée en Police-Stop
Album : Journée en Police-Stop

3 images
Voir l'album

Rerebelotte. La dernière voiture est l’escorte du capitaine, en personne, la personne en charge de toute la région. Il a du demandé à venir voir qui étaient ces deux fameux français qui donnaient un prétexte à la police pour sortir de leur routine. On en apprend beaucoup plus sur les enjeux politiques, et les difficultés quotidiennes des brigades de campagne. Intéressant. 

Nous expliquons nos voyages au capitaine, le but de voyager en stop, et trouver l’hébergement chez l’habitant, pour multiplier les échanges avec les locaux tout en réduisant le budget. 

-         « Vous ne sauriez pas où on pourrait trouver 2 m² de sol pour passer la nuit, on n’est pas difficile… » 

-         « Ben, pourquoi vous ne dormez pas au commissariat ? 

Ce n’est pas tous les jours qu’on passe son temps avec la police ! 

 




Semaine Sainte, sacrés moments

27042009

Au Guatemala, la semaine sainte qui s’étend du 6 au 12 avril est très importante pour les locaux dont la religion principale est catholique. Pendant cette semaine, la plupart des pays d’Amérique Centrale sont en vacances. Pour certains, ce moment est plus important que les fêtes de fin d’année.

Des petits villages aux grandes villes, des manifestations sont organisées. Aprés plusieurs jours passés à finir de rédiger une fournée de reportage, je passe la fin de cette semaine à Antigua au Guatemala, une petite ville d’architecture coloniale, assez touristique. Les locaux réalisent sur le sol des tapis de fleurs, de sciure de couleur, de nourriture en l’hommage à Jésus. Ensuite des processions avec orchestres et sorte de chars portés par 100 à 200 personnes défilent jour et nuit, pendant toute la semaine dans les rues principales de la ville en marchant sur ces tapis. Chacun de ces chars représente une étape de la vie de Jésus.

Semaine Sainte
Album : Semaine Sainte

23 images
Voir l'album

Ici, cette semaine sainte pour les catholiques et non catholiques est synonyme de festivités, les bars à salsa et autres musiques du monde accueillent les gens une bonne partie de la nuit.

Au Mexique, cette semaine est beaucoup plus « hard », on reproduit l’Histoire au plus juste, jusqu’aux flagellations et parait-il, véritable crucifiction d’humains (volontaires !) …




Guatemala, terre d’aventures

20042009

Au Guatemala, j’escalade le volcan Pacaya, un des volcans de la région encore en activité. En haut, le cratère crache du gaz, des petites pierres, le tout accompagné de bruits plus inquiétants les uns que les autres… La terre vit sous nos pieds, elle respire, elle bouge, elle intimide. On ne compte plus les secousses sismiques presque quotidiennes. La porcelaine vibre dans le meuble de la cuisine où j’écris cet article.

Sur les flans du volcan, on peut observer de la lave rougeoyante et visqueuse s’écouler. Sa température nous garde à distance. Impossible de s’approcher.

A certains endroits, la lave a refroidi et on peut marcher dessus. Dans les interstices, à quelques cm de profondeur, c’est encore rouge. La pierre est donc toujours à une température de plusieurs centaines de degrés. Les semelles de nos chaussures chauffent, ça sens le caoutchouc brûlant. Sympa, le plancher chauffant !

J’en profite alors pour faire griller des marshmallows au dessus de ses nids de chaleur intense. Ca chauffe vite, c’est bon et on ne dépense pas d’énergie supplémentaire !

 

 

Terre vivante et marshmallows grillés
Album : Terre vivante et marshmallows grillés

6 images
Voir l'album

 

Je pars avec quelques Couchsurfers en excursion à la recherche de fraîcheur. Après une heure de route à 8 dans une jeep (le conducteur, le passager avant, 4 personnes sur la banquette arrière et 2 autres dans le coffre…), nous arrivons finalement à destination : un endroit rêvé au milieu de la jungle guatemalatèque pour se baigner dans les chutes d’eau d’un torrent.

7-8 m de haut, une eau à plus de 20°C. Concours de sauts, escalade sur les parois de la chute et ramassage des déchets laissés par d’autres touristes occuperont cette après midi détente.

 

Chute deau, chute de haut
Album : Chute d'eau, chute de haut

4 images
Voir l'album




Que veut dire sécurité ?

18042009

L’Amérique Latine pourrait être caractérisée par sa façon de concevoir la valeur de la vie et donc la sécurité de manière différente de celle que nous connaissons.

Dans de nombreux quartiers de grandes villes, on tue pour un portefeuille, une poignée de dollars.

Au Brésil, dans certains états, renverser quelqu’un sur la route n’est réprimé que par une amende.

Sur la route, la ceinture de sécurité ne sert à rien… si ce n’est à satisfaire les policiers qui veulent la voir mise, dans les pays où elle est obligatoire. Parfois les policiers eux-mêmes ne la mettent pas. J’ai été pris en stop par des policiers au Guatemala : arme au poing, ceinture au repos.

C’est très récurrent de voir des voitures de 5 places emmenant 8 ou 9 personnes.

En Bolivie, un pick up nous prend en stop avec 12 autres personnes à l’arrière dans sa benne. On fait des rencontres !

Parfois, des bus guatémaltèques ont des passagers sur le toit…

Au Pérou, au Guatemala, je voyage dans le coffre d’une voiture pendant quelques dizaines de minutes.

Il m’arrive de dormir à l’arrière des picks-up en Amérique Centrale.

Sur tout le continent, c’est à 2, 3 voire 4 qu’on monte sur une moto. Sans casque bien entendu.

Au Salvador, je suis pris en stop par un camion de chaises, avec ces ouvriers à l’arrière confortablement installés pour le voyage sur la marchandise. Au Mexique, c’est un camion de bidons qui m’emmène. En Equateur, je suis dans un camion de déménagement vide.

Ces moyens de transports sont habituels ici, et il faut l’avouer très pratiques pour le stop et pour le transport des locaux.

Au Brésil, les gros 4*4 roulent à toute allure en doublant les tracteurs, les camions, les charrettes tirées par des chevaux. Des enfants traversent. En Colombie, les camions doublent en montée en courbe, sans aucune visibilité. Et ça passe !

Les chargements des véhicules sont souvent exagérés, en poids comme en volume.

En Argentine, au Pérou, en Colombie, etc. on klaxonne pour prévenir qu’on arrive (ayant la priorité ou non) et qu’il faut nous laisser de la place. 

Les chantiers de construction m’attirent l’oeil également. Très peu pour ne pas dire, aucune condition de sécurité. Les ouvriers se penchent pour visser un bardage, rapporter un peu de béton, vérifier un alignement, avec 10 ou 15 m de vide sous eux. La construction des ponts et des hauts édifices fait de nombreux accidents.

Méditations sur le mot "risque"
Album : Méditations sur le mot "risque"

10 images
Voir l'album

Toutes ces découvertes sont parfois des chocs pour un européen. Nous n’avons pas la même conception de la vie, pas la même conception du danger.

Sont-ils inconscients ? Sommes nous paranos ?

Ce sont deux mondes différents, chacun avec sa logique de fonctionnement, chacun avec ces raisons et ses priorités. Il n’y a ni meilleur, ni pire, il n’y a que des différences.

D’après W.S., « Il n’y a ni bon, ni mal, c’est la façon de penser qui le fait ainsi ».




El Salvador, encore un pays surprenant

18042009

Pour passer du Honduras au Guatemala, je suis la panaméricaine au gré des gens qui m’emmènent en stop à travers le pays El Salvador. D’un « ride » à l’autre, j’avance sur mes gardes, puisqu’on m’a beaucoup parlé de l’insécurité au Salvador.

Comme un écho des impressions perçues au Brésil ou en Colombie – 2 autres pays qui souffrent d’une mauvaise publicité à propos du haut niveau d’insécurité – je me rends compte premièrement que ce n’est pas si dangereux. Les gens vivent normalement, à ceci près qu’il faut éviter certains quartiers et ne pas trop trainer la nuit. Cela à part, je découvre au Salvador, comme en Colombie et dans le Nord du Brésil, une population incroyablement ouverte, souriante et avenante !

Pour cela, la rapidité des transports en stop est un bon indicateur. Au Salvador, je n’ai jamais attendu plus de 10 minutes sur le bord de la route. J’en suis même à snobber les stations essence. Ca va plus vite avec mon pouce. La plupart des véhicules sont des picks up ou de petites camionnettes. On monte à l’arrière, on peut se retrouver parfois plus de 8 ou 10 avec des locaux qui se déplacent également de cette façon. Bien entendu pas de ceinture de sécurité, et les limitations de vitesses… ne sont pas vraiment respectées.

El Salvador, paradis du stop
Album : El Salvador, paradis du stop

4 images
Voir l'album

Les gens offrent l’hospitalité dans leur maison très facilement. J’ai pu dormir dans une quinta (maison sur pilotis), propriété d’un salvadorien au bord d’un lac au centre d’un vieux cratère. Les gens se montrent disponibles et intéressés envers leur interlocuteur, ils sont une bonne leçon de vie !

Passage à El Salvador
Album : Passage à El Salvador

9 images
Voir l'album

Au-delà de ces aspects, El Salvador est un joli pays percé de volcans, riche en lacs et bordé par une belle côte pacifique, le tout jouissant d’une nature généreuse et surprenante. Un pays peu connu, ou le tourisme de masse est beaucoup moins développé que chez son voisin Guatemala, cependant un pays tout aussi intéressant à découvrir.




Systèmes d’adresse

18042009

En Europe, le système d’adresse est le suivant. Je vis au n°5 rue Georges Marouillet, ou au n°80 boulevard Victor Hugo. Simple… A condition de savoir ou se trouvent ses rues…

En Equateur, en Colombie, les rues croisent perpendiculairement les avenues à l’américaine, comme sur un échiquier. Toutes, rues et avenues, sont repérées par des numéros en ordre croissant d’un point cardinal à l’autre opposé. J’habite au numéro 12-41 de l’avenue 154, ce qui signifie j’habite sur l’avenue 154, entre la rue 12 et 13 au numéro 41. Mon travail se trouve au 143-27 de la rue 43, je travaille donc au numéro 27 de la rue 43 entre l’avenue 143 et 144. Simple non ?

En Amérique centrale (Costa Rica, Nicaragua, Honduras, Salvador etc.), le système d’adresse est encore différent. Ni rue, ni numéros, seulement des points de repère. J’habite à : depuis l’église San Juan, une cuadra (soit l’espace entre 2 rues, un pâté de maisons) au sud, 3 à l’ouest, une maison de 3 étages couleur verte avec portail noir. Mon travail se trouve, depuis le pont neuf, 300m au Nord, et 25m à l’Est. Un édifice blanc en face de la banque BanRural. C’est ainsi que s’écrivent les adresses sur les courriers postaux.

Il existe des systèmes d’adresse encore différents. En Bolivie, j’ai trouvé trois numéros 7 dans la même rue. Très souvent, les numéros ne sont pas classés dans l’ordre. Parfois les numéros correspondent au nombre de mètres depuis le début de la route, et non le nombre de bâtiment. Ou encore celui pour lequel le maître de maison trouve un intérêt.

J’ai eu besoin de me rendre à de nombreux lieux différents et finalement, aucun système ne semble être meilleur que les autres. Ils sont adaptés à une forme d’organisation des villes et une forme de pensée. Il faut juste s’y adapter.







la vie de saisonnier |
madeinthaiklo |
babytraveltour |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mundus Antiquitatis
| 2008: Sur les chemins du su...
| Ben & Marion's Australi...