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Caraïbes colombiennes, cliché cocotier, triste réalité

20022009

Après quelques jours à Cartagena, l’une des plus belles villes d’Amérique du Sud, mondialement connue pour l’architecture coloniale de son centre historique bien préservée, 2 jours au milieu de la carte postale, 2 jours au milieu de l’écran windows, 2 jours au bord de la plage de Playa Blanca, sur l’île proche de Cartagena. Mer bleue turquoise, coraux, poissons, langoustes et crevettes au menu, les pieds dans le sable, sous les cocotiers. Le lieu n’est pas très touristique, il faut prendre un bus, puis une barque, et encore une moto pour y arriver.

Cartagena, merveille colombienne
Album : Cartagena, merveille colombienne

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Dans ce paradis terrestre, on loue un hamac ou on plante sa tente, il n’y a ni eau courante, ni électricité, encore moins internet.

Carte postale, mais...
Album : Carte postale, mais...

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La carte postale perd de son charme quand on apprend qu’il n’y a pas non plus de système de ramassage des déchets. Les habitants les plus consciencieux des problèmes de pollution brûlent leurs déchets derrière leurs paillotes, pour les autres, le vent s’occupe de les disperser dans l’île.

Il y a une dizaine d’année, les pêcheurs ont découvert qu’utiliser de la dynamite pour pêcher peut s’avérer très efficace. Effectivement ils tuent les poissons à coup sûr, par bancs entiers, ils atteignent aussi les coraux et autres poissons, ainsi que les plus petits qui ne pourront pas se reproduire. Au-delà des dégâts sur la biodiversité, il arrive de nombreux accidents aux pêcheurs, certains perdent un bras, d’autres, la vue, etc. Et ils continuent à utiliser la dynamite. « Il n’y a pas d’autres options. »

Autre fléau, le tourisme de masse arrive, la construction d’hôtel 5 étoiles est déjà en cours. Les locaux sont donc expropriés, leurs constructions sont détruites, et le béton, les locations de jet ski, les bateaux à moteur (bruit, pollution) s’installent peu à peu dans ce coin de paradis encore complètement vierge il y a 20 ans.

Les locaux le résument souvent ainsi : l’homme arrive avec les problèmes.




Apprendre à recevoir pour mieux donner

20022009

Plus difficile qu’apprendre à donner, apprendre à recevoir fut l’une de nos principales leçons de ces 22 000km parcourus à travers le continent sud-américain.

En tant que français nous sommes baignés dans une éducation qui nous veut polis et respectueux.  Polis à un point que nous refusons toujours les offres trop gentilles, trop surprenantes. Au risque de froisser notre interlocuteur. On ne sait jamais il a peut-être de mauvaises intentions ?

Si en France on propose de donner, d’offrir souvent par politesse ou par éducation, en Amérique du Sud, si quelqu’un offre, c’est que ca lui fait vraiment plaisir, et refuser est perçu comme une offense.

A travers la générosité des gens nous avons appris à recevoir, appris à accepter, appris à faire plaisir aux gens via leurs dons, leurs offres. Fort de cette expérience, nous savons mieux donner, offrir à notre tour. Cela décuple le plaisir de partager. Un plaisir qui se perd dans nos sociétés de plus en plus individualistes.

Le voyage permet l’ouverture d’esprit, et la redécouverte de certaines valeurs perdues.




Suivre le troupeau, pourquoi ?

20022009

EcoAmerica a donné sa première conférence dans l’université de la Sabana à Bogota, la capitale de la Colombie.

Cette conférence devant une quarantaine d’étudiants en master d’administration a été suivie d’un cours sur le rêve, dont le thème de la séance était, aller contre le courant. Un cours tenu par Carlos Bernal du ZERI Amérique Latine, sur la base des travaux de Gunter Paoli, président du ZERI.

Suivre le troupeau
Album : Suivre le troupeau

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Une autre façon de voir l’éducation, une autre façon de voir le monde. Une façon qui plait aux étudiants. Apprendre à penser par soi-même, plutôt qu’apprendre à apprendre.

Aller contre le courant, se remettre en question est peut être la solution ?




Colombie est passion, Colombie est terre d’accueil

20022009

Il existe un pays quelque part dans le monde, où les gens ne dévisagent pas, où on est accueilli en ami, où on s’occupe de votre confort, où on s’assure qu’il ne vous manque rien, que vous allez pouvoir gouter à tous les plats typiques et sans que vous n’ayez quoique ce soit à payer. Pas question de protester.

Ce pays existe, il s’appelle Colombie.

Loin de l’information des médias français et internationaux focalisés sur le narcotrafic, ce pays est agréable à vivre, ouvert sur le monde, et plus que tout, ce pays n’est plus aussi dangereux.

Les routes autrefois maitrisées par la guérilla sont maintenant sûres, protégées par l’armée.

Les villes retrouvent une bouffée d’air frais face à la délinquance commune grâce à une police présente, souriante, qui aide les personnes âgées ou mal voyante à traverser, ou encore joue de la musique dans la rue.

Les forces de l’ordre sont appréciées de la population et une relation amicale existe entre eux. Aux  barrages routiers qu’on passe tous les 50 km, on klaxonne les soldats pour les saluer même sans les connaitre, voire on s’arrête pour discuter avec eux en prenant un tinto (café colombien).

Nous découvrons un pays aux plats divers et variés, aux climats et reliefs tout aussi riches, un pays dont la population nous accueille les bras ouverts (ce n’est pas qu’une expression), un pays où il fait bon vivre. Les associations de quartiers sont actives, le réseau de transport en commun de Bogota se développe de plus en plus, les promenades aux alentours des villes sont sûres et agréables, etc.

Colombie Passion
Album : Colombie Passion

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Si la guérilla et les para militaires ont fait beaucoup de dégâts, ont séquestrés et tués beaucoup de personnes, grâce au travail du président Uribe, ceci fait maintenant parti du passé. Il reste quelques actes de violences, cependant ils sont reclus dans la forêt amazonienne ou dans les montagnes, loin des grands axes de communication ou des points phares touristiques. La Colombie s’ouvre au tourisme, et souhaite faire découvrir sa culture qui n’est pas faite que de cocaïne et de guérilleros assoiffés de sang et de dollars.

Comme l’affirme le slogan touristique, « la Colombie est passion, le plus grand risque est que tu veuilles y rester… ».

C’est un pays à vivre de l’intérieur, sans préjugés.




Ô mon trésor, mon beau trésor

20022009

Arrivée en Equateur, l’un des plus petits pays d’Amérique du sud, cependant de la taille de la France.

La capitale Quito est un joyau architectural. Son centre historique de type colonial ne peut qu’enchanter le passant. Les rues sont propres, les bâtiments sont bien peints et entretenus. Quito est une ville qui a de l’argent. Et pour cause. Le pays vit depuis plusieurs décennies de l’exportation du pétrole que des sociétés américaines exploitent de la forêt amazonienne du pays (1 reportage EcoAmerica à venir sur le combat des populations contre les dégâts environnementaux, humains, sociaux, etc.)

Le pétrole s’épuise, ce n’est pas grave il reste les mines. L’or, le cuivre ne manquent pas. L’Equateur s’est lancé depuis plusieurs années dans d’autres exportations, celles de métaux, mais aussi produits agricoles (bananes, café etc.) cultivés intensivement sur la côte pacifique à l’ouest du pays.

Equateur
Album : Equateur

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Et pendant ce temps là, la vraie richesse du pays se meurt. La biodiversité de l’Equateur est l’une des plus riches au monde (2 reportages EcoAmerica à venir sur ce thème) et elle commence seulement à être prise en compte pour être préservée et valorisée comme une vraie richesse. A travers le tourisme principalement, de nombreuses réalisations permettent de donner un second souffle à cette biodiversité et aux populations qui en vivent encore.




Coup de pouce en Équateur

12022009

Nous arrivons en banlieue de la capitale équatorienne où l’orage fait rage. Nous attendons un bus pour aller au centre. La buée perle sur mes lunettes. Ça sent les vêtements humides qui ne sèchent jamais.

L’eau frappe tellement fort sur le bitume que ses éclaboussures remontent presque jusqu’à la hauteur de nos pieds, à 40 centimètres au dessus du sol, là où nous et une dizaine de personnes, attendons le bus, tous perchés sur le banc de l’arrêt de bus. Parmi toutes ces personnes, l’un est torse nu. Me voyant l’air dépité, mon imperméable, trempé, il m’adresse un coup de coude pour capter mon attention :

- Moi, je ne porte pas de chemise, comme ça, je ne me mouille pas. Je sèche aussitôt, quand il fait beau.

À côté, son ami pouffe de rire et continue :

- Il dit ça parce qu’il n’en a qu’une et que si elle est mouillée, il n’en a plus…

Éclats de rire. C’est bon de se comprendre.




Les effets du soleil ?

2022009

Nous remontons vers le nord, toujours en auto-stop, entre camions et véhicules légers, nous discutons avec les gens, nous apprenons l’histoire des Incas, de ces trésors perdus que des chercheurs ne trouvent pas encore, nous retrouvons les fruits tropicaux à mesure que nous sortons du désert.

Les gens ne sont plus les mêmes. Nous retrouvons une générosité spontanée, des repas offerts, des personnes intéressées pour échanger expériences, anecdotes, des hommes et des femmes ouverts et avenants. Des relations humaines intenses, superficielles peut être, mais très prenantes. Cela nous rappelle le Brésil. Nous sommes sous les mêmes latitudes, nous nous rapprochons de l’Equateur, le soleil est pesant cependant on a l’impression qu’il calme les gens, il les rend plus agréables, plus gentils, presque prévenants.

On retrouve aussi plus de délinquance, plus de pickpokets, comme au Brésil… Sous le soleil…




En descendant de l’Altiplano

2022009

L’Altiplano, c’est le froid, les montagnes partout, les couleurs des vêtements des gens, peu de véhicules, du calme, des déchets qui s’envolent avec le vent, faute de structure de collecte et d’élimination ou de recyclage.

Altiplano tranquilo
Album : Altiplano tranquilo

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Nous voyageons 2 jours en auto-stop virvoltant d’une benne de camion, à un coffre de voiture, en passant par le véhicule d’un passeur de voitures, légal il parait. 1100 km en 30h à 3, un compagnon de route péruvien s’est joint à nous pour l’aventure.

Lima, la capitale du pays, c’est le chaud, entre le désert et l’océan Pacifique, le gris pollué des murs, une agitation permanente dans une mégalopole de plusieurs millions d’habitants, les voitures klaxonnent toujours plus fort, les gens sont pressés et propres.

Nouveau choc. Si le monde  »civilisé » nous accueille avec des dizaines de publicités de 20 m de haut, il nous offre aussi des prix fixes que nous n’avons pas à marchander (avec notre peau blanche, nos cheveux et nos yeux clairs, les prix de l’altiplano peuvent être multipliés par 4), une hygiène raisonnable, des grandes surfaces (inexistantes depuis La Paz, 1000 km plus au sud), des produits emballés tous identiques, du vin et du fromage français, des pains qu’on prend avec des pinces, sans oublié un air abondant mais irrespirable, des heures de transports en commun pour un aller retour banlieues-centre, des trottoirs propres.

Retour à la consommation
Album : Retour à la consommation

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Il y a des avantages, il y a des inconvénients. Entre les deux mondes que sont l’altiplano et les grandes villes péruviennes de la côte, nous faisons notre chemin en remontant vers le nord à travers tous ces contrastes.

 




Mac Giver n’a qu’à bien se tenir

2022009

En voyage, il y a des paysages magnifiques, des scènes de misère difficiles à accepter, des gens très agréables, du danger, et des petites choses amusantes…

Par faute de moyens, les péruviens sont ingénieux.

Le repas en sac plastique :

Quand le polystyrène de nos emballages jetables ne monte pas jusqu’à 4000 m d’altitude sur l’altiplano, les commerçants font avec les moyens du bord.

Repas en kit
Album : Repas en kit

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Le chargement du tricycle :

Quand il faut déplacer des charges lourdes, les cyclo-taxis trouvent un moyen de transport et puis les idées viennent.

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