L’autostop en Argentine, aventures sur aventures

28 11 2008

Nous avons fait un crochet de 1000 km vers le Sud, pour visiter des points immanquables de l’Argentine : la péninsule Valdés et la région de Bariloche dans les Andes. Au cours de ce détour d’une semaine, nous avons vécu d’innombrables petites aventures, anecdotes qui donnent le sourire au voyageur.

Cette région que nous traversons s’appelle la Patagonie, elle est connue pour sa diversité de paysages, son immensité, et sa faible densité de population. Toute la région Est est plate, couverte d’une végétation rase et diversifiée. A l’Ouest, ce sont les Andes qui matérialisent la frontière avec le Chili.

 

Au sortir de Las Grutas, un village oú nous sommes allé voir des piscines naturelles creusées dans la roche par la marée, nous devons rejoindre 7km plus loin, la route 3, unique route descendant vers le Sud. Quelques véhicules passent, auncun ne s’arrête. Nous marchons. Sous le soleil brûlant, le vent est très chaud. Il nous faut 2 heures pour faire ces 7 km sur une route toute droite, sans ombres, sans rien, avec des cadavres de chiens morts, sur le bord de la route, un vrai désert. Nous arrivons enfin à l’intersection, couverts de coups de soleil, avec presque plus d’eau. Sur les 6 L que nous avions au sortir de Las Grutas, il nous reste seulement 50 cL. Trop peu pour attendre 1h peut être 2h qu’un véhicule s’arrête pour nous.

Aventures de stoppeur
Album : Aventures de stoppeur

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Ainsi nous utilisons notre pouce pour autre chose que pour faire du stop. A chaque voiture, camoin qui passe (une dizaine par heure), nous faisons signe, pouce vers le bas en direction de la bouche, que nous avons besoin d’eau ! Au bout d’une demie heure, un 4*4 s’arrête, malheureusement, il va à Las Grutas et donc ne pourra pas nous emmener, seulement à la place de nous offrir de l’eau, nous nous retrouvons avec des cerises toutes fraichement sortie de la glacière sur la banquette arrière ! En pleine Patagonie, région désertique, avec une station essence tous les 80 ou 100 km, nous mangeons des cerises, source inespérée de fraicheur et de sucre.

Quelques coups de soleil plus tard, une voiture qui va dans la direction opposée à la nôtre, nous donne de l’eau et nous propose de nous emmener à la station service qui se trouve 5 km en arrière. On n’a jamais autant apprécié l’ombre et le coca froid de cette station.

A cet endroit en attendant, on rencontre un motard espagnol qui fait le tour de l’Amérique, à la Che Guevara. Sympa, une discussion entre voyageurs comme beaucoup d’autres.

Nous finirons par arriver à destination à Puerto Madryn, chez nos hôtes. Nous sommes couverts de coups de soleil, le sable emporté par le vent à longueur de journée colle sur les restes de crème solaire et dans les cheveux, nous sommes à court d’énergie, d’eau, mais avec une foi incroyable en notre moyen de locomotion, qui tôt ou tard fonctionne toujours !

Le lendemain, alors que nous venons de nous faire déposer sur la route en direction de la Péninsule Valdés, nous attendons LE véhicule qui nous emmènera. Dans les quelques minutes seulement que nous attendons à cet endroit malgré le faible traffic, nous aurons suffisament de temps pour bavarder et prendre une photo avec le motard espagnol rencontré la veille 300 km plus au Nord… Le monde est petit, et rencontrer 2 fois une même personne, sans se donner rendez vous, dans une telle immensité parait irréel.

L’émotion passée, un restaurateur de la péninsule nous emmène, il parle français. Travaillant sur la péninsule, il nous fait passer sans payer l’entrée pour les touristes… Vive le stop.

Une moto, un pick up
Album : Une moto, un pick up

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2 jours plus tard, nous sommes sur la route 25, direction l’Ouest de l’Argentine, vers les Andes. Route déserte, 4 véhicules par heure, toujours le même soleil, moins de vent, toujours la même confiance en nous - elle est nécessaire. Nous sommes pris par un pick-up qui va 100 km plus loin jusqu’à la prochaine station essence. Dans la discussion nous découvrons qu’il va en fait beaucoup plus loin, jusqu’au Andes, 500 km plus loin, tout comme nous donc.

Le trajet est long, le paysage plat. Nous doublons 2 cyclistes. Notre conducteur propose de s’arrêter pour aller bavarder avec eux. Ils sont allemands et fatigués. Comme les lignes droites de la Patagonie et son vent ne font pas bon ménage avec le moral des cyclistes, on finit par les emmener avec nous ! Un pick-up, deux vélos à l’arrière, son conducteur argentin, deux stoppeurs français, deux cyclistes-stoppeurs allemands, et le maté s’en vont ensemble pour les Andes.

 

Une arche de Noé au milieu de nulle part, un ilôt de bonne humeur et de récit d’aventure poursuivant le soleil vert l’ouest.


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