Et finalement, quelles solutions pour la planète ?
10072009Je suis en France, de retour. J’ai retrouvé mon univers, mes proches, une autre réalité. Les images se bousculent dans la tête. Quelques mots en sortent. Diversité. Différence. Beauté.
Le monde est merveilleux, les gens sont encore plus beaux. Je suis content d’avoir été témoin de cette réalité.
Je finis mes 15 derniers reportages, je réfléchis au partage de l’aventure via l’écriture d’un livre. Des conférences sont à venir également. Pour l’instant, je prépare ma poursuite d’étude en Suède toujours autour du Développement Durable.
A ce propos, qu’est ce que je ramène ? Je suis parti faire un petit tour des solutions portées par les acteurs du développement durable. Des solutions dans le domaine des énergies, de la construction, de l’aménagement, des déchets, de l’eau, de la santé, de l’agriculture, de la politique, de la biodiversité, de l’éducation, etc. Ces solutions sont portées avec enthousiasme et percévérance par des acteurs très différents, tels des entreprises, des associations, des ONG, des gouvernements, des collectivités, des particuliers, des chercheurs, etc.
Ces solutions répondent au besoin de mieux considérer l’environnement et l’Humain dans un développement économique responsable. Elles pansent des plaies plus ou moins anciennes. Elles pansent. C’est bien là le problème. Elles ne font que panser, que soigner, et rarement anticiper les problèmes.
Je m’aperçois que les problèmes environnementaux, sont avant tout, des problèmes sociaux. Des problèmes d’incompréhension entre les gens, les états, les entités, les cultures. Ces problèmes sociaux ou sociologiques découlent à mon sens de problèmes humains, à l’échelle de l’individu. L’égoïsme de chacun serait à mon sens, responsable de nos difficultés.
D’après ce que j’ai vécu, en partant à la rencontre des autres, j’ai pu réaliser l’importance de rencontrer l’autre, d’avoir à l’écouter, pour le respecter quel qu’il soit. La rencontre de l’autre me semble être la vraie solution pour prendre le taureau par les cornes et s’attaquer à la base des problèmes. Je m’intéresse au Bouddhisme. Le renoncement, la sobriété, la quête du bonheur, le travail sur l’égo prennent du sens pour moi. La rencontre en toute amitié et saine curiosité permet de continuer ce travail sur l’introspection humaine.
Au final, je m’aperçois, dans un mélange de terreur et de joie que les solutions pour « sauver la planète », et surtout sauver l’humanité se contiennent plutôt dans la rencontre de l’autre que dans des champs d’éoliennes, des agrocarburants, des éco-taxes, ou autre sur-complication de notre système déjà en crise à cause de son niveau de complexité.
J’ai voyagé pendant 10 mois en stop et en Couchsurfing (hébergement chez l’habitant) pour aller chercher des solutions que j’avais déjà trouvées. En partant à la rencontre de l’autre, dès le premier pas, j’avais les solutions.
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